SAVOIR-FAIRE


Société U.M.E.C

SIÈGE:  PARIS (FRANCE)

Identifiant SIRET: 82250318100015


Peintre sur porcelaines

VÉRONIQUE PÉNET  contact@porcelainedeveronique.com

 

1) JEU DE CRÉATION 

  • DÉCOUPE AU TOUCHER des inclinaisons de l’objet en délimitant les ombres produites par des tracés, façon puzzle. Et si l’intérieur de l’objet est plan, donc tout blanc, rien ne m’arrête; je délimite arbitrairement,  j’invente un mouvement et une géométrie, je crée un canevas.
  • ESQUISSES spontanées au crayon gras pour porcelaine (effaçable au doigt) sur certaines des pièces du puzzle. (Tiens, pourquoi pas un Papillon ici, en pensant à de jeunes mariés japonais?).
  • DESSIN au crayon de papier sur une feuille, dans le cas où l’exécution de certaines des pièces du puzzle me demanderait d’avoir mémorisé le geste d’un tracé particulier pour garder de l’élégance et de la spontanéité une fois que j’utiliserai mes pinceaux!
  • PEINTURE à l’aquarelle, ou COLORIAGE aux pastels, sur une feuille Canson découpée au format de l’objet,  de l’ensemble du puzzle pour rendre à l’objet un éclairage harmonieux.

Je choisis la LIBERTÉ. Je ne reproduis jamais mes propres créations. Néanmoins, il m’arrive de faire se ressembler jusqu’à 12 objets, maximum. Chaque pièce d’un même puzzle reste unique, une nouvelle création….

 

2) PRÉPARATION 

  • NETTOYAGE À LA LOUPE de la porcelaine avec de l’alcool ménager.
  • DÉLIMITATION DES PIECES DU PUZZLE au moyen de scotchs déplaçables ou d’un vernis de réserve
  • PRÉCISION DES ESQUISSES avec le crayon gras de porcelaine.
  • REPORT éventuel DU DESSIN de la feuille de papier sur l’objet de porcelaine.
  • CHOIX DES PIGMENTS INSPIRÉS PAR LES RENDUS DES COULEURS SUR PAPIER.

J’ai plus de 80 petits pots de pigments différents. À chaque pot, sont associés une marque (Shrira, Scherling, DécoM ou Martin) , un grammage et un nom de pigment. (Idem pour les flacons des couleurs métalliques).
J’ai réalisé, il y a bien longtemps déjà, une palette sur un plat à cake avec quelques uns de mes pigments afin de me donner une idée de la couleur rendue après leurs cuissons.

Palette

N.B.: J’ai déjà peint et cuit certaines faïences. Le rendu est forcément moins lumineux, alors les couleurs que je choisis sont généralement celles les plus vives! L’or mat à 24% rehausse très bien l’objet.

  • CHOIX DE L’INSTRUMENT
  1. PLUMES

Je choisis une PLUME fine pour dater et signer le dos de chaque création, et très souvent aussi pour détourer les couleurs en NOIR. Je ne vous ai pas encore parlé du Noir, et pourtant il me manque souvent ! Effectivement,je passe de longues heures à m’exercer à la calligraphie sur papier avec de l’encre de chine bien noire, puis je reproduis ces gestes avec des PLUMES à biseaux sur la porcelaine des objets sans ombres.

    2. PINCEAUX

Une dizaine de Pinceaux avec différentes quantités et longueurs de poils en martre : pour rendre aux courbes leurs spontanéité et légèreté, selon la surface à peindre.

1 Pinceau à poils courts en martre biseauté ( appelé putois) : pour aplanir les épaisseurs.

1 Pinceau synthétique droit: dédié à la pose d’un vernis de réserve, des lustres, de l’or ou du platine.

1 Pinceau éventail ou 1 Pinceau brosse: pour rendre des effets de matière: bois, marbre ou du moucheté.

2 Pinceaux à longs poils fins en martre biseauté: pour exécuter des filets ou des rosaces quand j’utilise ma  tournette basse.

4 tasses sur tournette

 

3) RÉALISATION

  • PRÉPARATION DES COULEURS sur un carrelage blanc émaillé 
  1. PIGMENTS

Avec une spatule, je sors de son pot quelques grains de pigments. Puis je les écrase et les mélange à quelques gouttes de médium et/ou de lavande.

Je ne mélange pas les pigments entre eux car à la cuisson certains en mangent d’autres ( le jaune dévore tout). Seul au Bleu, j’ajoute du ”FONDANT” pour atteindre une plus grande brillance après cuisson.

Je n’obtiens jamais une même couleur après cuisson car le nombre de gouttes d’huiles à mélanger dépend des quantités de pigments sorties à la spatule de leur petit pot  (il faudrait pouvoir compter le nombre de grains ! à moins d’utiliser une balance…).

2.  COULEURS MÉTALLIQUES

Avec un bâtonnet de verre, une fois le flacon secoué et réchauffé dans mes mains, je mélange dans leur flacon les lustres, les platines et les ors. Seuls les ors et les platines peuvent être dilués sur le carreau avec un diluant spécifique au moyen d’une spatule. Les lustres s’appliquent au pinceau tels quels!

  • POSE DES COULEURS

Soit à la plume, soit avec un pinceau trempé dans de l’essence de térébenthine pour liquéfier la couleur et purifier le pinceau, au moins entre  chaque couleur.

Parfois, souvent, sans plume ni pinceau, je “délire” avec un ticket de métro, un coton tige, un film pour micro-onde, voire même un ongle ou un doigt, pourquoi pas, suivant l’inspiration.

  • PUTOISAGE de la pose afin d’éviter des épaisseurs qui feraient éclater l’émail à la cuisson. « Putoiser », c’est tamponner avec une poupée de gaze, une éponge  ou un “putois”.
  • SÉCHAGE de chaque couleur durant quelques minutes.
  • FINITIONS INDISPENSABLES POUR RECHERCHER LA PERFECTION D’UN TRAVAIL SOIGNÉ

SIGNATURE au verso de l’article, RECTIFICATIONS au recto des tracés, TRÈS LONG TRAVAIL DE NETTOYAGE DES IMPERFECTIONS à l’aide d’une loupe (tenue en main gauche) ET de verres grossissants sur mes lunettes avec un bâtonnet ( tenu en main droite), de la salive ou de l’alcool à brûler.

 

4) ENFOURNAGE 

Délicatement, sans toucher ni les parties peintes de l’article au risque de les rayer,  ni les résistances du four au risque de les endommager,  je joue à « Tetris » pour trouver la place où déposer un ou des articles: directement sur une plaque ou surélevé(s) sur un support ou un piquot.

 

5) CUISSON

A chaque gamme de couleurs correspond un programme de cuisson particulier: temps de montée en température et température associée, temps de cuisson à température maximale et température associée.
Aussi, un article sera cuit autant de fois qu’il y aura de gammes de couleurs utilisées sur l’article. Le temps de cuisson est de 15 heures environ. Il faut commencer à cuire et donc à peindre les couleurs qui demandent la température maximale; ce qui complique le travail de réalisation!

20110526-075933.jpg
À CHAQUE OUVERTURE DU FOUR, C’EST COMME ENLEVER LE BOLDUC D’UN CADEAU DE NOËL!

Le four, équipé de résistances, dégage des odeurs et de la chaleur, et cuit porcelaine, faïence et verre jusqu’à 1200 degrés.

 

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